Focus Afrique de l’Ouest

L’UCCIOI devient Cap Business-Océan Indien

Le forum Économique des Iles de l’Océan Indien s’est clôturé ce vendredi 27 septembre 2019 au domaine de Moca à Saint-Denis. Une opération organisée par la CCI de La Réunion et l’UCCIOI, reconduite pour une douzième fois dans l’océan Indien, et qui rassemble les entreprises et institutions des Comores, de Madagascar, de Maurice, de Mayotte, des Seychelles, de La Réunion, d’Afrique du Sud, de Tanzanie et du Mozambique.

Au cours des 3 jours de forum, près de 300 acteurs publics et privés se sont réunis pour un programme riche et varié : 9 grandes conférences, 5 ateliers, 8 sujets de rencontres BtoB ont rythmé ce forum économique.  » Répondre aux défis insulaires « ,  » À la rencontre des marchés africains « ,  » Sécuriser les affaires dans la zone océan Indien « … Autant de thèmes pour permettre aux entreprises de l’océan Indien de s’exporter à l’extérieur de leur territoire et de créer des partenariats. D’ailleurs, 60 mises en relation de valeur ont été réalisées lors des rencontres BtoB.

Le forum a accueilli plus d’une cinquantaine de speakers avec des têtes d’affiche comme Christophe Rouillon, Élu du Comité Européen, Amédée Darga, Membre du  » Mauritius Africa Business Club « , Gisela Garça, Avocate au Mozambique ou encore Marc Dubernet, Directeur régional OI de l’AFD…Des personnalités remarquables pour relever les atouts de l’océan Indien et donner les outils pour développer les potentiels des entreprises.  » Le partenariat des métiers  » entre La Réunion et les Comores,  » les îles Vanille  » comme réussite de coopération régionale, les exemples de succès ont été rappelés pour donner de l’ambition aux entreprises. Et de l’ambition, les organisateurs du forum en ont. Lors de la dernière conférence du jour, les perspectives 2020 – 2025 de l’organisation ont été dressées. Une feuille de route et 3 axes stratégiques ont été définis pour les membres de l’UCCIOI :

Axe 1 : Le lobbying : renforcer le dialogue privé – public ;
Axe 2 : Faire rayonner les organisations privées, les faire rencontrer et leur donner les moyens, les services attendus ;
Axe 3 : La structuration et la pérennisation de l’organisation afin d’accompagner et soutenir les entreprises dans le temps.

D’autres annonces ont été faites :

  • L’UCCIOI devient Cap Business – Océan Indien : Ouverture à l’ensemble du monde économique ;
  • Poursuite de l’appui de l’AFD pour soutenir le développement économique de la zone OI à travers l’organisation.

Lors de cette manifestation, les start-upeurs n’étaient pas en reste avec l’organisation d’un concours pitch. 8 solutions innovantes ont été présentées au public en direct ou sous forme de vidéo. Les entrepreneurs avaient 5 minutes pour argumenter et défendre leur solution. Et c’est l’entreprise Get Up, spécialiste dans le reconditionnement des smartphones et appareils électroniques, qui a finalement remporté un affichage médiatique dans un magazine économique régional à l’issu de ce forum.

En marge de ce forum, le premier concours ocean indien.biz a été lancé, qui récompensera le meilleurs projet BtoB dans le secteur du numérique.
Une douzième édition donc très prometteuse du Forum Économique des Îles de l’Océan Indien qui donne déjà rendez-vous aux chef(fe)s d’entreprise de la zone en 2020 à Maurice.

RUEE VERS LE MOZAMBIQUE

FOCUS SEYCHELLES

Le club export et la délégation seychelloise

Dans le cadre de ses Focus Pays, le Club Export Réunion a organisé hier avec le soutien de la collectivité régionale et l’Union Européenne, une matinée d’information consacrée aux Seychelles à destination de ses adhérents.

Une conférence de 2 heures « pour comprendre le consommateur seychellois », s’est tenue à l’hôtel Le Mercure Créolia, en présence d’une trentaine de chefs d’entreprise venus assister à la présentation faite par Oliver Bastienne, Président de la SCCI, Chambre de commerce et d’industrie des Seychelles.

Celui-ci était accompagné de Iouana Pillay, la Secrétaire générale de la SCCI et de Kevin Themyr, Chargé de coopération économique Réunion-Seychelles pour le Club Export Réunion dans l’archipel

Oliver Bastienne a fait une présentation détaillée des divers aspects de l’économie seychelloise et a encouragé les acteurs privés de La Réunion à investir aux Seychelles. Il a pu également s’entretenir avec les Conseillers du Commerce Extérieur du comité Réunion.

Ca sent le gaz … à Mayotte

Christophe Bouchard, nouvel ambassadeur à Madagascar

OCEAN INDIEN : DES LIENS FORTS AVEC L’EUROPE

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PARIS : »L’AFRIQUE EN MOUVEMENT » / IHEDN :Ecole militaire

Pour la première fois depuis 2009, la France attire plus que l’Allemagne

L’ « effet Macron » perdure encore un peu auprès des investisseurs internationaux. Après son élection à la présidence de la République, en 2017, les projets d’investissements directs étrangers avaient subitement accéléré. L’année suivante, la dynamique est restée toujours positive, mais à un rythme plus lent, selon le baromètre annuel du cabinet EY, publié mardi 4 juin. Au niveau européen, au contraire, EY note un recul historique de 4 % des investissements étrangers dans l’ensemble des 48 pays pris en compte dans l’étude.

En 2018, l’Hexagone a attiré 1 027 projets d’investissements internationaux créateurs d’emplois. C’est huit de plus qu’en 2017. Surtout, la France fait bien mieux que ses grands voisins, en plein ralentissement. Le Royaume-Uni, qui reste numéro un de ce classement européen avec 1 054 projets, a connu une chute de 13 % du nombre de ceux-ci par rapport à 2017. Quant à l’Allemagne, elle laisse sa deuxième place au classement à la France, une première depuis 2009. Elle n’a enregistré, l’an dernier, que 973 projets d’investissements, contre 1 124 en 2017. EY n’en précise pas le montant moyen.

Une parenthèse euphorique

Pour Marc Lhermitte, associé d’EY et l’un des coauteurs du baromètre annuel, une chose est sûre : « La France résiste aux chocs ! » Qu’ils soient externes ou internes, le pays semble vivre une parenthèse euphorique. Ni le Brexit, ni le ralentissement mondial, ni la réforme fiscale américaine, ni les guerres commerciales menées par Donald Trump contre la Chine ou l’Union européenne, ni enfin les « gilets jaunes » n’ont, pour l’instant, rebuté les investisseurs internationaux.

Cela corrobore l’étude du cabinet A. T. Kearney, publiée mi-mai, qui a placé pour la première fois l’Hexagone dans le top 5 des pays les plus attractifs pour les investisseurs internationaux. Selon ce classement, « la confiance des investisseurs est en augmentation constante depuis l’entrée en fonction d’Emmanuel Macron. »

Quel que soit le thermomètre, la France surfe donc sur sa bonne image dans les nouvelles technologies. En 2018, elle a ainsi attiré 171 projets dans le numérique avec IBM, Symphony ou Fujitsu en chef de file. C’est deux fois mieux que le Royaume-Uni, note M. Lhermitte, qui estime que la France est en train de refaire son retard par rapport à son concurrent d’outre-Manche, à l’heure du Brexit, où de nombreux acteurs réfléchissent à quitter Londres.Lire aussi  

Par ailleurs, alors que la France a souffert ces trente dernières années d’une forte désindustrialisation, le pays réalise une « performance remarquable » dans l’industrie, avec pas moins de 339 projets d’investissements étrangers, dont 80 % d’extensions de capacités de production.

INFOGRAPHIE « LE MONDE »

D’ailleurs, note l’étude, les secteurs historiques comme la chimie, les équipements ou l’électronique ont connu une dynamique bien plus forte que la nouvelle économie (services, numérique ou finance). Les atouts de la Frabce ? « Malgré une fiscalité jugée importante, les entreprises étrangères plébiscitent la profondeur et la qualité du marché de l’emploi ainsi qu’un système de logistique efficace », relève M. Lhermitte.

Le crédit d’impôt recherche apprécié

Le pays est également très bien classé en matière d’investissements innovants (recherche et de développement) avec 144 projets recensés, en croissance de 85 % sur un an !

« C’est plus que le Royaume-Uni et l’Allemagne réunis, glisse M. Lhermitte. La persistance de plusieurs dispositifs sur le long terme comme les pôles de recherche, les pôles de compétitivité et, bien sûr, le crédit d’impôt recherche (CIR) commencent à porter leurs fruits. »

Si le CIR coûte quelque 6 milliards d’euros par an au budget de l’Etat, il est particulièrement apprécié des firmes étrangères. « Sans lui, confirme un industriel, beaucoup d’entreprises étrangères auraient déjà fait leurs bagages. Ce dispositif a permis de conserver de nombreux bureaux d’études en France ces dernières années. »

En revanche, l’Hexagone ne récupère pas encore assez de sièges sociaux par rapport à ses concurrents

En revanche, l’Hexagone ne récupère pas encore assez de sièges sociaux par rapport à ses concurrents. « La France devrait aujourd’hui se battre à ce sujet, affirmeMarc Lhermitte. Qui se rappelle qu’il y a douze ans à peine, Apple Europe avait son siège à Paris, avant qu’il ne parte à Londres ? Aujourd’hui, elle devrait tenter de le faire revenir à la faveur du Brexit. »

La France peut-elle rester sur cette dynamique positive ? Rien n’est assuré. En effet, selon l’enquête réalisée auprès de 500 dirigeants internationaux, l’étoile de M. Macron et du pays est en train de pâlir. Alors que 55 % des décideurs étrangers jugeaient, début 2018, que l’attractivité de la France allait s’améliorer dans les trois ans à venir, ils n’étaient plus que 30 % à le penser début 2019. Plus ou moins l’étiage moyen depuis 2013…

De fait, les perspectives d’investissement devraient s’en ressentir. Seulement 19 % des dirigeants pensent s’implanter ou s’étendre en France l’an prochain. Ils étaient 24 % à le penser un an plus tôt. Si l’image de la France reste positive, « les dirigeants interrogés estiment que la France est encore à mi-chemin de sa transformation », juge M. Lhermitte. Pour eux, le pays doit encore « poursuivre la simplification administrative, améliorer la compétitivité fiscale et le climat social ».

Philippe Jacqué

Le monde du 5 juin 2019

La Réunion, meilleure destination « nature » de l’Océan Indien