Madagascar, une croissance revue à la hausse à 5,2%

Les chiffres de la croissance ont étés révisés pour plusieurs pays de la région par rapport à la dernière version du WEO d’octobre 2018. Le PIB Tanzanien, ne croit notamment plus que de 4,0 % en 2019 contre 6,6 % précédemment. Une dynamique baissière alimentée par la détérioration du climat des affaires et d’importants retards dans la réalisation des projets d’infrastructure portés par la présidence. La récession qui touche le Soudan s’aggraverait avec les troubles politiques en cours. La révision est substantielle pour le Soudan du Sud, marqué par l’accord entre S. Kiir et R. Machar fin 2018, constituant une étape vers la paix. Prise dans son ensemble, la région devrait connaître une croissance de 5,2 % pour 2019 après 5,4 % en 2018. La Communauté des Etats d’Afrique de l’Est, dont le PIB équivaut à un peu plus de la moitié de la région,  devrait croître à un rythme  5,4 % cette année.

CONVENTION ENTRE LES SEYCHELLES ET LA REUNION

Le Président de la COI à la Réunion

Vincent Meriton, Vice-président de la République des Seychelles, et tout nouveau président de la COI été reçu à la Préfecture de la Réunion ce vendredi 5 avril.

Vincent Meriton, Président de la COI en visite à la Réunion

Vincent Meriton s’est notamment montré particulièrement intéressé par les actions de plaidoyer pour la promotion des intérêts insulaires, par l’appui de la COI aux Etats membres dans le cadre de l’intégration économique et commerciale à travers la Tripartite ou encore par les chantiers structurants portant sur la sécurité alimentaire, la sécurité maritime ou encore la connectivité. Le Vice-président des Seychelles a souligné l’importance qu’il convient de donner aux actions en faveur de l’économie bleue qui touche plusieurs secteurs et est porteur de croissance.

Les nouvelles consignes d’Air Austral

A compter de la fin du mois de mars, les passagers de la compagnie Air Austral vont pouvoir découvrir à bord de ses appareils le nouveau film de présentation des démonstrations des consignes de sécurité de la compagnie. Attachée à son ancrage et à son identité réunionnaise, Air Austral a choisi de les mettre en scène dans une vidéo un brin décalé qui vous emmène à la découverte des paysages à « grand spectacle » de l’île de La Réunion.

Cette vidéo court-métrage de cinq minutes met en scène une famille qui avant même de décoller se retrouve à faire un voyage extraordinaire au cœur de La Réunion, guidée par Jessica, une hôtesse de la compagnie, passant de décor en décor à la découverte de l’île, avec émerveillement, émotion et un brin d’humour. De la Pointe au Sel à St Leu, à la Plaine des sables du Piton de la Fournaise en passant par Grand Anse, la rivière du mas à St Benoît, le Nez de bœuf ou encore la baie de St Paul, la famille et le passager plongent dans les plus beaux panoramas de l’île de La Réunion pour un voyage unique.

Embarquez avec Air Austral pour un voyage aux notes humoristiques au cœur des paysages à époustouflants de La Réunion.
Lien : https://www.youtube.com/watch?v=yNyAxCuBJ-Q&feature=youtu.be

Le Président de la Région rencontre les CCE

Le Président de la Région reçoit le comité Réunion des Conseillers du Commerce Extérieur

Le Président de la Région Réunion a reçu ce 4 avril le comité Réunion des Conseillers du Commerce Extérieur. C’est la Région qui est le chef de file dans l’Internationalisation des entreprises depuis la promulgation de la loi NOTRE. En introduction, le Président a fait part de sa volonté « d’accélérer » l’action de la Région à l’Export : Le marché de la Réunion est devenu trop petit pour de nombreuses entreprises et l’ouverture vers l’extérieur est vitale. Il accepte l’offre des CCE de travailler ensemble sur une stratégie globale à l’internationalisation des entreprises. Il a ensuite été question de la mise en place d’un « catalogue » de l’offre Réunion disponible à l’export, outil indispensable pour avoir une visibilité à l’Etranger. A été évoqué également l’adéquation entre l’offre et le ciblage des pays. Le Président a convenu que des pays comme l’Inde et la Chine sont relativement inaccessibles pour nos entreprises. En revanche, l’Afrique reste une zone où la pertinence de l’offre Réunion peut être exploitée : les CCE de la Réunion ont lancé une étude pour étudier un rapprochement entre les entreprises françaises de l’Afrique du Sud et celles de la Réunion sous forme de parrainage. La Région aimerait participer à ce projet pilote. Le nouveau président de Madagascar également s’est rapproché du président de la Région pour privilégier les liens économiques avec la Réunion. Enfin, les ouvertures sont nombreuses avec les pays de l’Afrique de l’Est comme le Kenya, le Mozambique ou l’Ethiopie. Dans un autre registre, Le président aimerait relancer le programme des VIE (jeunes volontaires pour travailler pendant 12 à 24 mois à l’Etranger) pour sensibiliser les jeunes à l’Export et rêve d’un « Erasmus régional » avec nos voisins pour privilégier les échanges. Enfin, le Président Robert nous confirme la visite du Président Macron en juin avec qui une séquence « internationale » est prévue…

Renforcer le partenariat Invest dans les Outre-mer

Dans le cadre de la nouvelle offre de service Invest en matière de Conseil et d’accompagnement des territoires, la Direction Invest de Business France, en association avec la Direction du Réseau France, a réuni les partenaires territoriaux des Outre-mer, du 20 au 22 février 2019. Ce séminaire était organisé en partenariat avec le Ministère des Outre-mer et le Commissariat général à l’égalité des territoires.

Étaient représentées les collectivités françaises du continent américain (Guyane, Guadeloupe et Martinique), de l’Océan Indien (La Réunion, Mayotte) et du Pacifique (Nouvelle Calédonie et Polynésie Française) .

Renforcer le partenariat Invest dans les Outre-mer

L’objectif était de développer et de renforcer le partenariat Invest avec les Correspondants chefs de file de ces territoires en présentant les enjeux de la nouvelle convention de partenariat BF-CCFR et en échangeant sur les modes opératoires communs (Cospe, accompagnement des projets d’investissement, etc.). Les 3 jours du séminaires, organisés par le service Soutien à la prospection et aux projets d’investissement, ont permis une meilleure connaissance mutuelle et des échanges d’expérience.

Des séquences étaient notamment dédiées à des thématiques spécifiques : les stratégies sectorielles des territoires, l’offre territoriale Cospe, la typologie des projets d’investissements diffusés au Cospe en direction des territoires d’outre-mer, les missions ciblées et séminaires Invest organisés par les bureaux, les talents (business case avec l’ARII et présentation du site du welcome office), l’offre de service RH aux investisseurs, l’offre de service BF en matière d’investissements financiers et les aides publiques aux entreprises. La Direction Analyse économique de Procom a également réalisé une présentation sur la compétitivité et l’attractivité économique des territoires d’outre-mer.

Des sessions de visioconférences avec les bureaux Amérique du Nord, Asie du Nord-Est, ASEAN, Afrique et Proche et Moyen-Orient ont très utilement permis d’échanger avec les participants sur les caractéristiques de ces zones de prospection, les priorités sectorielles des territoires et leurs atouts pour attirer les investisseurs. Elles devraient déboucher sur la planification d’actions communes de prospection d’investisseurs.

Formation en marketing territorial

Les territoires d’outre-mer, comme beaucoup d’autres en France, sont dans une démarche active pour renforcer leur attractivité économique.

Le séminaire s’est poursuivi par une dernière journée de formation en Marketing Territorial, très appréciée des participants.

Prochaines étapes : la signature des conventions de partenariat par collectivité et la mise en place de plans d’actions par territoire à l’aune de notre nouvelle offre de services Invest en matière de Conseil et d’accompagnement territorial. Un échange sera fait prochainement par skype avec chacun d’eux pour débriefer plus longuement et identifier plus précisément le contenu des prochaines collaborations.


Contacts :

Anny Hoffman, Chef de projet Valorisation Atouts territoriaux
mail : anny.hoffman@businessfrance.fr

Sabrina Losio, Chef du service Soutien à la prospection et aux projets d’investissement
mail : sabrina.losio@businessfrance.fr

Source : Business France

Préparer son déploiement à l’International

Il reste quelques places…

L’Allemagne loin devant la France en Afrique Francophone

Interrogés pour savoir quelles sont les trois nations dont ils ont la meilleure image, les jeunes leaders d’opinion de huit pays d’Afrique francophone plébiscitent l’Allemagne, en tête du classement, bien avant la France. En comparaison, Paris n’occupe que le cinquième rang, avec 21 % des suffrages.

Sur les 1 244 influenceurs interrogés pour le Conseil français des investisseurs en Afrique (CIAN), qui regroupe 80 % des patrons français installés sur le continent, beaucoup avouent voir dans la première économie européenne l’un des « partenaires les plus bénéfiques pour le continent ». Ils la placent juste après la Chine et le Japon et sont 70 % à la citer, quand 53 % évoquent la France.

L’Hexagone se retrouve donc en septième position et l’Allemagne en troisième, au sein d’une liste fermée de dix pays « utiles ». Dans l’esprit de ces jeunes influenceurs, « qui font déjà l’Afrique, et qui, selon une mécanique plus vraie en Afrique qu’en Europe, permettent d’anticiper ce que sera l’opinion publique dans quelques années », comme le rappelle Mohamed El Kalchi, le directeur des études de l’Institut Immar, Paris est devancé par Berlin aussi bien au Maghreb (70 % contre 82 %) qu’en Afrique centrale (44 % ­contre 75 %) et en Afrique de l’ouest (44 % contre 52 %), les trois zones sur lesquelles porte l’enquête.

Baromètre CIAN 2018 des leaders d'opinions en Afrique francophone

Que l’Afrique ait cessé d’être le pré carré des anciennes puissances coloniales n’est pas une nouveauté. Avec ses 3,5 % de croissance annuelle depuis 2017 – la Banque africaine de développement (BAD) prévoit 4 % pour 2019 et 4,1 % pour 2020 –, elle est devenue le relais de croissance des autres continents et concentre tous les espoirs à moyen terme. Si l’offensive asiatique crée du ­surendettement, le baromètre montre que Pékin reste tout de même bien perçu.

En 2017 déjà, Paris avait perdu son statut de premier fournisseur européen du continent au profit de Berlin

Pour Etienne Giros, président délégué du CIAN, dont l’organisation réalise (hors énergie) 80 % des échanges avec l’Afrique, l’Allemagne récolte les fruits de « la politique d’Angela Merkel depuis deux ans avec son initiative “Compact with Africa”, et de l’image de qualité de ses produits ». A ce volontarisme s’ajouteraient, selon lui, les retombées d’une approche globale. « Comme la Chine et le Japon, l’Allemagne arrive avec des offres intégrées incluant des prestations de services, des infrastructures et un financement », note-t-il, déplorant le fait que la France « valorise moins [ses] réalisations » et qu’elle ne soit « pas assez [offensive] en matière de communication ».

Ce baromètre est le deuxième coup de semonce adressé à la France, qui, en 2017 déjà, avait perdu son statut de premier fournisseur européen du continent au profit de l’Allemagne. En juin 2018, l’assureur Coface mentionnait aussi « l’érosion continue des parts de marché des entreprises françaises en Afrique », rappelant qu’« alors que les exportations représentaient près de 11 % des flux vers l’Afrique au début du millénaire, leur poids a été divisé par deux en 2017 ».

Si la courbe des parts de marché est mauvaise, « l’afropessimisme » n’est pas pour autant de mise en France. A cet égard, le baromètre du CIAN atteste que les marques tricolores conservent une place de choix dans les esprits. Certes, Toyota est en tête de celles que citent spontanément les jeunes leaders d’opinion, mais, parmi les dix marques les plus appréciées, ils évoquent spontanément quatre françaises (Orange, Total, Renault et Sogea Satom).

Dans le classement par secteur, Orange rafle même la mise pour les télécommunications, et Air France pour l’aérien. Au niveau du secteur bancaire, la Société générale est troisième, et la BNP, cinquième. Pour ce qui est de l’automobile, Peugeot prend la cinquième place. « Notre histoire est très hystérisée et c’est dommage, analyse Patrice Fonlladosa, président du Medef Afrique. « Nous avons des débats comme celui sur le franc CFA qui font beaucoup de mal en termes d’image, et masquent le fait que nos entreprises ont en réalité bien compris les besoins du continent. »

Le responsable patronal observe que ces sociétés savent créer des filiales locales, s’inscrivent dans la durée pour « écrire l’histoire longue des pays où elles se sont implantées ». Cela concerne tant les grands groupes que les PME. « Chez Orange, CIC ou Total, des manageurs locaux ont pris l’initiative sur le développement continental », rappelle-t-il. « Et nous avons de vrais champions qui ont développé des savoir-faire dans le secteur des infrastructures, le numérique ou la téléphonie. Sans parler de la défense, bien sûr. Il y a des secteurs où l’on conserve une vraie avance. Soyons-en fiers », note en écho Etienne Giros,qui salue les installations récentes dans la nouvelle économie, les services, la confiserie ou l’économie verte.

Diane Binder, membre du ­Conseil présidentiel pour l’Afrique (CPA), qui compte parmi les cent leaders économiques de demain de l’Institut Choiseul, plaide pour que ce virage s’accélère et pour que les entreprises hexagonales « viennent financer des projets, pas expliquer ce qu’il faut faire ». Une attitude de rupture qu’elle juge urgente et qui serait la déclinaison économique de la volonté politique affichée par Emmanuel Macron de tisser de nouveaux liens avec l’Afrique.

Maryline Baumard (Le Monde du 8 février)

Les résultats du commerce extérieur s’aggravent

Et de quinze ! Quinze années consécutives de déficit commercial pour la France. Et la balance se dégrade à nouveau. D’après les chiffres publiés par les Douanes, jeudi 7 février, le pays a importé 59,9 milliards d’euros de biens de plus qu’il n’en a exporté en 2018. Le commerce extérieur – essentiellement les exports – aurait tout de même contribué positivement à la croissance du produit intérieur brut (PIB), à hauteur de 0,6 point en 2018 selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Mais la performance est bien piètre, si on la compare aux 280 milliards d’euros d’excédent de l’Allemagne.

C’est simple : dans l’Europe des 28, seul le Royaume-Uni fait pire que l’Hexagone. Certes, les exportations ont accéléré l’an passé, progressant de 3,8 %. Mais la dynamique, soutenue au quatrième trimestre par les livraisons d’Airbus et celle d’un paquebot, reste inférieure à l’évolution de la demande adressée à la France (+ 4,2 %). Traduction : les parts de marché des 125 280 entreprises tricolores exportatrices n’ont pas bougé.

« On observe, et c’est positif, un début de stabilisation par rapport à nos partenaires de la zone euroReste à voir si ça se confirme », souligne Emmanuel Jessua, économiste chez Rexecode, un think tank proche du patronat. La prudence, en effet, s’impose : le made in France, qui n’a cessé de reculer depuis le début des années 2000, représente environ 3 % des exportations mondiales de marchandises, selon l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Contre 8,4 % pour les biens allemands.

Les importations ont ralenti

Une embellie se dessine-t-elle ? Pas vraiment. Si le solde commercial s’est révélé en 2018 un peu meilleur qu’en 2017, c’est surtout parce que les importations ont ralenti (3,8 % après 6,8 %). Dopées par la consommation et l’investissement au moment de la reprise, elles ont pâti en 2018 de la faiblesse de la demande intérieure. Les entreprises ont continué à s’équiper, mais les dépenses des ménages, elles, ont quasiment stagné l’an dernier. Résultat : un peu moins d’achats de robots japonais, de machines-outils allemandes et, surtout, de jouets, de smartphones ou de postes de télévision fabriqués aux antipodes.

Le montant total des importations aurait dû s’en ressentir, mais la flambée concomitante des prix du pétrole a renchéri la facture. Entre février et octobre 2018, le baril a augmenté de 35,5 %, passant de 62 à 84 dollars. Soit un surcoût de 6,7 milliards d’euros par rapport à 2017. « Sans cela, insiste Bruno de Moura Fernandes, économiste auprès de l’assureur-crédit Coface, le déficit aurait été nettement moins important. »

Production à l’étranger

Mais pourquoi la France peine-t-elle autant à rétablir sa balance commerciale ? Quand le décrochage a eu lieu, au tournant du XXIe siècle, elle souffrait, c’est vrai, d’une mauvaise compétitivité. Coût de production, niveau de gamme… Les produits et les usines français ont fait les frais de l’irruption sur la scène mondiale des émergents, et notamment de la Chine. La désindustrialisation, déjà bien amorcée, s’est accélérée. La crise de 2008 a fait le reste. Mais depuis, des mesures ont été prises pour réduit le coût du travail. Elles ont culminé sous le précédent quinquennat avec les allègements de charges du pacte de responsabilité et du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE). Des coups d’épée dans l’eau ?

Pour beaucoup d’entreprises, le CICE a surtout permis la reconstitution des marges. « La baisse des coûts n’a pas été vraiment répercutée. La compétitivité prix a plutôt stagné », selon Bruno de Moura Fernandes. En outre, « les exonérations de cotisations sociales patronales en France ou la mise en place du salaire minimum en Allemagne ont principalement porté sur les bas salaires », ce qui concerne peu les entreprises exportatrices, relève Sébastien Jean, directeur du Centre d’études prospectives et d’informations internationales (Cépii).

D’après une note cosignée par ce dernier sur « l’étonnante atonie des exportations françaises », l’Hexagone se distingue surtout de ses voisins par l’internationalisation de ses implantations industrielles. Si ses entreprises exportent moins, c’est parce qu’elles produisent beaucoup à l’étranger tout en conservant en France les centres de direction et les activités de recherche et développement. Ce faisant, « elles engendrent des revenus d’investissement nets importants, qui atteignaient 43 milliards en 2017, soit 1,9 % du PIB », selon le Cépii. Des montants qui permettent à la balance courante (celle qui intègre les échanges de biens, de services, de revenus et de transferts avec le reste du monde) d’approcher l’équilibre.

Les autorités, qui misent sur un meilleur accompagnement, espèrent beaucoup du rapprochement entre Business France, les chambres de commerce et les régions au sein de la Team Export France. « Il n’y a pas de fatalité, le redressement est une œuvre de longue haleine », veut croire Alain Bentéjac, président des Conseillers du commerce extérieur. Toutefois, il y a fort à parier que 2019 ne sera pas l’année du grand retournement. Si la consommation des ménages reprend, comme le laisse présager la hausse attendue de leur pouvoir d’achat, ce sont les importations qui ont profiteront.

Elise Barthet (Le Monde du 8 février 2019)

Le Club Export change de Président