Renforcer le partenariat Invest dans les Outre-mer

Dans le cadre de la nouvelle offre de service Invest en matière de Conseil et d’accompagnement des territoires, la Direction Invest de Business France, en association avec la Direction du Réseau France, a réuni les partenaires territoriaux des Outre-mer, du 20 au 22 février 2019. Ce séminaire était organisé en partenariat avec le Ministère des Outre-mer et le Commissariat général à l’égalité des territoires.

Étaient représentées les collectivités françaises du continent américain (Guyane, Guadeloupe et Martinique), de l’Océan Indien (La Réunion, Mayotte) et du Pacifique (Nouvelle Calédonie et Polynésie Française) .

Renforcer le partenariat Invest dans les Outre-mer

L’objectif était de développer et de renforcer le partenariat Invest avec les Correspondants chefs de file de ces territoires en présentant les enjeux de la nouvelle convention de partenariat BF-CCFR et en échangeant sur les modes opératoires communs (Cospe, accompagnement des projets d’investissement, etc.). Les 3 jours du séminaires, organisés par le service Soutien à la prospection et aux projets d’investissement, ont permis une meilleure connaissance mutuelle et des échanges d’expérience.

Des séquences étaient notamment dédiées à des thématiques spécifiques : les stratégies sectorielles des territoires, l’offre territoriale Cospe, la typologie des projets d’investissements diffusés au Cospe en direction des territoires d’outre-mer, les missions ciblées et séminaires Invest organisés par les bureaux, les talents (business case avec l’ARII et présentation du site du welcome office), l’offre de service RH aux investisseurs, l’offre de service BF en matière d’investissements financiers et les aides publiques aux entreprises. La Direction Analyse économique de Procom a également réalisé une présentation sur la compétitivité et l’attractivité économique des territoires d’outre-mer.

Des sessions de visioconférences avec les bureaux Amérique du Nord, Asie du Nord-Est, ASEAN, Afrique et Proche et Moyen-Orient ont très utilement permis d’échanger avec les participants sur les caractéristiques de ces zones de prospection, les priorités sectorielles des territoires et leurs atouts pour attirer les investisseurs. Elles devraient déboucher sur la planification d’actions communes de prospection d’investisseurs.

Formation en marketing territorial

Les territoires d’outre-mer, comme beaucoup d’autres en France, sont dans une démarche active pour renforcer leur attractivité économique.

Le séminaire s’est poursuivi par une dernière journée de formation en Marketing Territorial, très appréciée des participants.

Prochaines étapes : la signature des conventions de partenariat par collectivité et la mise en place de plans d’actions par territoire à l’aune de notre nouvelle offre de services Invest en matière de Conseil et d’accompagnement territorial. Un échange sera fait prochainement par skype avec chacun d’eux pour débriefer plus longuement et identifier plus précisément le contenu des prochaines collaborations.


Contacts :

Anny Hoffman, Chef de projet Valorisation Atouts territoriaux
mail : anny.hoffman@businessfrance.fr

Sabrina Losio, Chef du service Soutien à la prospection et aux projets d’investissement
mail : sabrina.losio@businessfrance.fr

Source : Business France

Préparer son déploiement à l’International

Il reste quelques places…

L’Allemagne loin devant la France en Afrique Francophone

Interrogés pour savoir quelles sont les trois nations dont ils ont la meilleure image, les jeunes leaders d’opinion de huit pays d’Afrique francophone plébiscitent l’Allemagne, en tête du classement, bien avant la France. En comparaison, Paris n’occupe que le cinquième rang, avec 21 % des suffrages.

Sur les 1 244 influenceurs interrogés pour le Conseil français des investisseurs en Afrique (CIAN), qui regroupe 80 % des patrons français installés sur le continent, beaucoup avouent voir dans la première économie européenne l’un des « partenaires les plus bénéfiques pour le continent ». Ils la placent juste après la Chine et le Japon et sont 70 % à la citer, quand 53 % évoquent la France.

L’Hexagone se retrouve donc en septième position et l’Allemagne en troisième, au sein d’une liste fermée de dix pays « utiles ». Dans l’esprit de ces jeunes influenceurs, « qui font déjà l’Afrique, et qui, selon une mécanique plus vraie en Afrique qu’en Europe, permettent d’anticiper ce que sera l’opinion publique dans quelques années », comme le rappelle Mohamed El Kalchi, le directeur des études de l’Institut Immar, Paris est devancé par Berlin aussi bien au Maghreb (70 % contre 82 %) qu’en Afrique centrale (44 % ­contre 75 %) et en Afrique de l’ouest (44 % contre 52 %), les trois zones sur lesquelles porte l’enquête.

Baromètre CIAN 2018 des leaders d'opinions en Afrique francophone

Que l’Afrique ait cessé d’être le pré carré des anciennes puissances coloniales n’est pas une nouveauté. Avec ses 3,5 % de croissance annuelle depuis 2017 – la Banque africaine de développement (BAD) prévoit 4 % pour 2019 et 4,1 % pour 2020 –, elle est devenue le relais de croissance des autres continents et concentre tous les espoirs à moyen terme. Si l’offensive asiatique crée du ­surendettement, le baromètre montre que Pékin reste tout de même bien perçu.

En 2017 déjà, Paris avait perdu son statut de premier fournisseur européen du continent au profit de Berlin

Pour Etienne Giros, président délégué du CIAN, dont l’organisation réalise (hors énergie) 80 % des échanges avec l’Afrique, l’Allemagne récolte les fruits de « la politique d’Angela Merkel depuis deux ans avec son initiative “Compact with Africa”, et de l’image de qualité de ses produits ». A ce volontarisme s’ajouteraient, selon lui, les retombées d’une approche globale. « Comme la Chine et le Japon, l’Allemagne arrive avec des offres intégrées incluant des prestations de services, des infrastructures et un financement », note-t-il, déplorant le fait que la France « valorise moins [ses] réalisations » et qu’elle ne soit « pas assez [offensive] en matière de communication ».

Ce baromètre est le deuxième coup de semonce adressé à la France, qui, en 2017 déjà, avait perdu son statut de premier fournisseur européen du continent au profit de l’Allemagne. En juin 2018, l’assureur Coface mentionnait aussi « l’érosion continue des parts de marché des entreprises françaises en Afrique », rappelant qu’« alors que les exportations représentaient près de 11 % des flux vers l’Afrique au début du millénaire, leur poids a été divisé par deux en 2017 ».

Si la courbe des parts de marché est mauvaise, « l’afropessimisme » n’est pas pour autant de mise en France. A cet égard, le baromètre du CIAN atteste que les marques tricolores conservent une place de choix dans les esprits. Certes, Toyota est en tête de celles que citent spontanément les jeunes leaders d’opinion, mais, parmi les dix marques les plus appréciées, ils évoquent spontanément quatre françaises (Orange, Total, Renault et Sogea Satom).

Dans le classement par secteur, Orange rafle même la mise pour les télécommunications, et Air France pour l’aérien. Au niveau du secteur bancaire, la Société générale est troisième, et la BNP, cinquième. Pour ce qui est de l’automobile, Peugeot prend la cinquième place. « Notre histoire est très hystérisée et c’est dommage, analyse Patrice Fonlladosa, président du Medef Afrique. « Nous avons des débats comme celui sur le franc CFA qui font beaucoup de mal en termes d’image, et masquent le fait que nos entreprises ont en réalité bien compris les besoins du continent. »

Le responsable patronal observe que ces sociétés savent créer des filiales locales, s’inscrivent dans la durée pour « écrire l’histoire longue des pays où elles se sont implantées ». Cela concerne tant les grands groupes que les PME. « Chez Orange, CIC ou Total, des manageurs locaux ont pris l’initiative sur le développement continental », rappelle-t-il. « Et nous avons de vrais champions qui ont développé des savoir-faire dans le secteur des infrastructures, le numérique ou la téléphonie. Sans parler de la défense, bien sûr. Il y a des secteurs où l’on conserve une vraie avance. Soyons-en fiers », note en écho Etienne Giros,qui salue les installations récentes dans la nouvelle économie, les services, la confiserie ou l’économie verte.

Diane Binder, membre du ­Conseil présidentiel pour l’Afrique (CPA), qui compte parmi les cent leaders économiques de demain de l’Institut Choiseul, plaide pour que ce virage s’accélère et pour que les entreprises hexagonales « viennent financer des projets, pas expliquer ce qu’il faut faire ». Une attitude de rupture qu’elle juge urgente et qui serait la déclinaison économique de la volonté politique affichée par Emmanuel Macron de tisser de nouveaux liens avec l’Afrique.

Maryline Baumard (Le Monde du 8 février)

Les résultats du commerce extérieur s’aggravent

Et de quinze ! Quinze années consécutives de déficit commercial pour la France. Et la balance se dégrade à nouveau. D’après les chiffres publiés par les Douanes, jeudi 7 février, le pays a importé 59,9 milliards d’euros de biens de plus qu’il n’en a exporté en 2018. Le commerce extérieur – essentiellement les exports – aurait tout de même contribué positivement à la croissance du produit intérieur brut (PIB), à hauteur de 0,6 point en 2018 selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Mais la performance est bien piètre, si on la compare aux 280 milliards d’euros d’excédent de l’Allemagne.

C’est simple : dans l’Europe des 28, seul le Royaume-Uni fait pire que l’Hexagone. Certes, les exportations ont accéléré l’an passé, progressant de 3,8 %. Mais la dynamique, soutenue au quatrième trimestre par les livraisons d’Airbus et celle d’un paquebot, reste inférieure à l’évolution de la demande adressée à la France (+ 4,2 %). Traduction : les parts de marché des 125 280 entreprises tricolores exportatrices n’ont pas bougé.

« On observe, et c’est positif, un début de stabilisation par rapport à nos partenaires de la zone euroReste à voir si ça se confirme », souligne Emmanuel Jessua, économiste chez Rexecode, un think tank proche du patronat. La prudence, en effet, s’impose : le made in France, qui n’a cessé de reculer depuis le début des années 2000, représente environ 3 % des exportations mondiales de marchandises, selon l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Contre 8,4 % pour les biens allemands.

Les importations ont ralenti

Une embellie se dessine-t-elle ? Pas vraiment. Si le solde commercial s’est révélé en 2018 un peu meilleur qu’en 2017, c’est surtout parce que les importations ont ralenti (3,8 % après 6,8 %). Dopées par la consommation et l’investissement au moment de la reprise, elles ont pâti en 2018 de la faiblesse de la demande intérieure. Les entreprises ont continué à s’équiper, mais les dépenses des ménages, elles, ont quasiment stagné l’an dernier. Résultat : un peu moins d’achats de robots japonais, de machines-outils allemandes et, surtout, de jouets, de smartphones ou de postes de télévision fabriqués aux antipodes.

Le montant total des importations aurait dû s’en ressentir, mais la flambée concomitante des prix du pétrole a renchéri la facture. Entre février et octobre 2018, le baril a augmenté de 35,5 %, passant de 62 à 84 dollars. Soit un surcoût de 6,7 milliards d’euros par rapport à 2017. « Sans cela, insiste Bruno de Moura Fernandes, économiste auprès de l’assureur-crédit Coface, le déficit aurait été nettement moins important. »

Production à l’étranger

Mais pourquoi la France peine-t-elle autant à rétablir sa balance commerciale ? Quand le décrochage a eu lieu, au tournant du XXIe siècle, elle souffrait, c’est vrai, d’une mauvaise compétitivité. Coût de production, niveau de gamme… Les produits et les usines français ont fait les frais de l’irruption sur la scène mondiale des émergents, et notamment de la Chine. La désindustrialisation, déjà bien amorcée, s’est accélérée. La crise de 2008 a fait le reste. Mais depuis, des mesures ont été prises pour réduit le coût du travail. Elles ont culminé sous le précédent quinquennat avec les allègements de charges du pacte de responsabilité et du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE). Des coups d’épée dans l’eau ?

Pour beaucoup d’entreprises, le CICE a surtout permis la reconstitution des marges. « La baisse des coûts n’a pas été vraiment répercutée. La compétitivité prix a plutôt stagné », selon Bruno de Moura Fernandes. En outre, « les exonérations de cotisations sociales patronales en France ou la mise en place du salaire minimum en Allemagne ont principalement porté sur les bas salaires », ce qui concerne peu les entreprises exportatrices, relève Sébastien Jean, directeur du Centre d’études prospectives et d’informations internationales (Cépii).

D’après une note cosignée par ce dernier sur « l’étonnante atonie des exportations françaises », l’Hexagone se distingue surtout de ses voisins par l’internationalisation de ses implantations industrielles. Si ses entreprises exportent moins, c’est parce qu’elles produisent beaucoup à l’étranger tout en conservant en France les centres de direction et les activités de recherche et développement. Ce faisant, « elles engendrent des revenus d’investissement nets importants, qui atteignaient 43 milliards en 2017, soit 1,9 % du PIB », selon le Cépii. Des montants qui permettent à la balance courante (celle qui intègre les échanges de biens, de services, de revenus et de transferts avec le reste du monde) d’approcher l’équilibre.

Les autorités, qui misent sur un meilleur accompagnement, espèrent beaucoup du rapprochement entre Business France, les chambres de commerce et les régions au sein de la Team Export France. « Il n’y a pas de fatalité, le redressement est une œuvre de longue haleine », veut croire Alain Bentéjac, président des Conseillers du commerce extérieur. Toutefois, il y a fort à parier que 2019 ne sera pas l’année du grand retournement. Si la consommation des ménages reprend, comme le laisse présager la hausse attendue de leur pouvoir d’achat, ce sont les importations qui ont profiteront.

Elise Barthet (Le Monde du 8 février 2019)

Le Club Export change de Président

Le Club Export en Afrique du Sud

Le packaging à l’Export

Vous êtes dirigeant ou collaborateur d’entreprises et vous avez engagé un développement à l’international ou prévoyez de le faire à court terme, la CCI Réunion et Business France vous proposent de vous former sur  le packaging à l’export.packaging

Commerce extérieur : sale temps pour la France

Commerce extérieur : la France en route pour une nouvelle année noire

Au premier semestre, le déficit a atteint 33,5 milliards d’euros. La hausse du pétrole fait craindre une nouvelle dégradation.

Un porte-conteneurs de la compagnie maritime CMA CGM dans le port de Marseille, le 29 juin.

C’était un très beau contrat. L’un des dix plus grands de l’histoire d’Airbus. Signé en 2016, l’achat de 98 avions par l’Iran devait faire entrer des milliards dans les caisses, et assurer des heures et des heures de travail à Toulouse. Mais voilà, Donald Trump imposant des sanctions à tous ceux qui commercent avec Téhéran au-delà du 7 août, Airbus a fait une croix sur cette gigantesque commande, qui pouvait en laisser espérer d’autres. Trois avions ont été livrés. Les autres resteront à l’état de plans sur du papier. Pour ne pas subir les foudres américaines, Renault a aussi stoppé l’essentiel de ses activités en Iran, de même que PSA, qui y assemblait des milliers de véhicules produits sur place ou expédiés de Vesoul (Haute-Saône) et Mulhouse (Haut-Rhin) en pièces détachées.

Sale période pour le commerce extérieur. Contrairement aux espoirs, la France est partie pour une nouvelle année noire dans ce domaine, d’après les statistiques publiées mardi 7 août par les douanes. Au premier semestre, les importations de biens et de services ont dépassé les exportations de 33,5 milliards d’euros. Le déficit extérieur, véritable talon d’Achille de l’Hexagone, s’est à peine tassé de 1 % par rapport à la même période, très négative, de 2017. La performance paraît piteuse en comparaison avec l’Allemagne, qui a annoncé au même moment avoir dégagé un excédent commercial de 121,5 milliards d’euros en six mois, comme au premier semestre 2017.

Le mois de juin a été particulièrement mauvais. Le déficit s’est creusé à 6,2 milliards d’euros, un des chiffres les plus élevés jamais observés. Une conséquence directe de la hausse des cours du pétrole, la principale matière première au monde, que la France ne produit pratiquement plus. « Le déficit se creuse considérablement pour les produits énergétiques », alors que l’industrie manufacturière a, au contraire, bénéficié de bonnes livraisons d’avions, précisent les douanes.

La suite de l’année s’annonce difficile. Côté importations, nombre de professionnels s’attendent à ce que l’or noir continue de monter, ce qui alourdirait d’autant la facture. Côté exportations, le net ralentissement économique en Europe, ainsi que les mesures protectionnistes lancées par les Etats-Unis, risquent de compliquer la tâche des entreprises. Et voici que le prometteur marché iranien se referme brutalement..

Le « Made in France » se vend moins bien hors des frontières

« On est assez loin du scénario qui avait fait rêver les autorités et nombre d’experts il y a quelques mois », constate l’économiste indépendante Véronique Riches-Flores. Le déficit commercial n’est « pas inéluctable »,affirmait le premier ministre, Edouard Philippe, en février, en présentant une série de mesures censées aider à redresser la barre. Le mois suivant, la Banque de France estimait que le commerce extérieur fournirait pour la première fois depuis des années une contribution « nettement positive » à la croissance en 2018.

Mais cette contribution est restée jusqu’à présent négative, a indiqué l’Insee le 27 juillet. La France s’apprête à enregistrer non seulement son quinzième déficit commercial annuel de suite, mais l’un des plus inquiétants. Au premier semestre, les exportations ont représenté l’équivalent de seulement 87,8 % des importations, un taux parmi les plus faibles enregistrés depuis les années 1970.

« SPÉCIALISÉS DANS LE MILIEU DE GAMME, NOUS SOMMES HANDICAPÉS PAR DES COÛTS SALARIAUX TROP ÉLEVÉS », RÉSUMESTÉPHANIE VILLERS, ÉCONOMISTE AU SEIN DU GROUPE DE PROTECTION SOCIALE HUMANIS

Que se passe-t-il ? En France même, particuliers et entreprises achètent de plus en plus de produits venus de l’étranger, des tee-shirts aux téléphones portables en passant par les logiciels et les machines-outils. En quinze ans, le poids du « Made in ailleurs » dans le marché national est passé de 20 % à 25 %. Et le mouvement se poursuit. Ces trois derniers mois, les importations ont progressé de 6 % en rythme annuel, grappillant encore un peu de terrain sur les produits bleu-blanc-rouge.

Dans le même temps, le « Made in France » se vend moins bien hors des frontières. Entre 2000 et 2017, « la part des exportations mondiales assurée par la France a reculé de façon régulière », pour tomber à 3,7 % en 2017, souligne Ludovic Martin, du Crédit agricole, dans une note datée de juin. Avec une hausse de 4,4 % par rapport à 2017, les exportations tricolores des derniers mois ont seulement permis de stabiliser cette part de marché.

« Manque de compétitivité »

« Que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur de l’Hexagone, le problème est identique : la France manque de compétitivité », résume Stéphanie Villers, économiste au sein du groupe de protection sociale Humanis. « Spécialisés dans le milieu de gamme, nous sommes handicapés par des coûts salariaux trop élevés », ajoute-t-elle.

Le pays a certes réussi à imposer ses marques à travers le monde dans une poignée de secteurs : l’aéronautique, le luxe, les cosmétiques. « En apportant une forte valeur ajoutée, la France gagne ici des parts de marché, tout en absorbant des coûts de production importants », note Mme Villers. Mais ailleurs, la crise se prolonge. L’industrie traditionnelle s’étiole, et aucun Google ou Facebook français n’émerge.

« La désindustrialisation de la France se poursuit, alors même que l’on constate un redressement de l’industrie dans le reste de la zone euro »,s’inquiète Patrick Artus (Natixis) dans une étude publiée mercredi 1er août. Selon lui, cela ne peut que conduire à une nouvelle dégradation du commerce extérieur, faute d’entreprises à même de répondre à la demande.

Est-il possible de redresser la barre ? Comment ? L’absence d’embellie du commerce extérieur à ce stade, alors que les sociétés ont rétabli leurs marges, conduit à s’interroger. Pour certains, pas d’autre solution que d’aider encore et toujours l’industrie à resserrer ses coûts pour améliorer son offre, dans l’espoir que cela finira par payer. D’autres se montrent plus critiques. « La politique de compétitivité avait du sens dans les années 2000, lorsque les échanges mondiaux étaient en forte croissance et qu’il y avait donc beaucoup à gagner, estime Mme Riches-Flores. A présent que les échanges progressent beaucoup moins, privilégier les entreprises au détriment des ménages paraît plus discutable. »

extraits du Monde du 8 août 2018

La force d’un réseau…

memento 1

Plus grande centrale photovoltaïque de l’océan Indien

mada
Madagascar : inauguration de la plus grande centrale photovoltaïque de l’océan Indien

Le Président Rajaonarimampianina a inauguré le 23 juin une nouvelle centrale solaire photovoltaïque d’une capacité de 20 MW à 10 km d’Ambatolampy (région Vakinankaratra). Initiée en décembre 2016 sur un site d’une superficie de 33 ha, elle a été financée sur fonds propres par la société française GreenYellow, filiale du Groupe Casino, pour un montant de 26 M EUR.

Un projet idéalement situé

La première ferme solaire photovoltaïque développée par GreenYellow sur le sol malgache se situe entre Antananarivo (à 60 km au sud de la capitale) et Antsirabe. Cette implantation stratégique permettra de couvrir les besoins en électricité d’environ 50 000 ménages, tout en répondant à la demande croissante d’énergie liée au développement économique et industriel de la région du Vakinankaratra : +76% en 2 ans.

Un véritable partenariat

Ce projet exemplaire a pu voir le jour grâce à l’association fructueuse d’entreprises malgaches et françaises, qui collaboreront tout au long du développement de la centrale photovoltaïque : recherches foncières, études techniques, construction, … et durant l’exploitation de celle-ci, puisqu’un Contrat d’Achat d’Electricité d’une durée de 25 ans sera signé avec la compagnie nationale d’électricité la JIRAMA.

De plus, ce projet s’inscrit pleinement dans l’ambition d’une coopération régionale renforcée entre La Réunion et Madagascar, en s’appuyant sur les effectifs de GreenYellow à La Réunion et ses équipes détachées à Madagascar.

Un pas de plus vers la transition énergétique

Le projet développé par GreenYellow s’inscrit dans la droite ligne de la politique énergétique de Madagascar et des objectifs fixés lors de la COP 21, visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

En outre, pour faire face à un besoin en électricité non assouvi et à une demande croissante des zones industrielles, Madagascar tend à diversifier ses sources d’énergies. Cette centrale répondra à ce double enjeu en garantissant l’accès à une énergie propre, fiable, compétitive et dont la mise en place est rapide.

Les chiffres clés :

  • Puissance de la centrale : 20 MWc
  • Superficie : 28 ha
  • Nombre de panneaux : 73 728

 eric.noitakis@dgtresor.gouv.fr